L’épisode du live tweet en Assemblée a montré encore une fois que le rapport des journalistes avec Twitter n’était pas simple. Mélange d’intérêts et de défiance, l’outil de microblogging est souvent vu comme un concurrent du journalisme. Malgré cet état de fait, voici quelques éléments pour réconcilier les journalistes avec Twitter.
Revenons quelques mois en arrière, et rappelons-nous l’épisode de Huis Clos Net. Cette initiative avait consisté à isoler des journalistes de leurs sources traditionnelles pour ne leur laisser pour seul accès à l’information que les réseaux sociaux : Twitter en tête. Opération qui avait plus au moins fait de Twittter une sorte de coqueluche médiatique vite montrée comme une source d’informations partielle et partiale.
Ainsi, les relations houleuses de Twitter et des journalistes ne datent pas d’hier. Néanmoins, Huis Clos Net avait apporté un bilan qui n’était pas vide de bon sens, à savoir que Twitter était un relai d’informations, mais ne pouvait guère se substituer à la profondeur d’analyse qu’apporte un journaliste dans un article.
Décentralisation des sources
Ce qui est pointé, c’est justement cette fonction de relai qu’a Twitter. Ce qui semble parfois déplaire c’est le fait que Twitter égratigne le monopole de l’information détenu par les journalistes. Avec l’épisode du live tweet en Assemblée, au-delà de l’accord tacite de confidentialité attendu d’un député lors d’une audience, c’est aussi la rupture des modèles de transmission de l’information qui est visée. On a pu voir qu’on pouvait avoir une information très “chaude”, provenant d’une source sûre et ce avant même l’AFP. Mais ce qu’il faut interroger ce n’est peut-être pas Twitter qui n’est qu’un outil, mais peut-être cette décentralisation de l’information vers chaque individu.
Des journalistes toujours indispensables
Ce qui importe dans ce débat, c’est sans doute la nécessité des journalistes en ce qu’il garantissent normalement une certaine impartialité de l’information transmise. Car lorsqu’une information est livrée par un homme politique lors d’une audience, rien n’assure qu’il transmet les faits de façon véridique, ou plus simplement qu’il n’omet rien. Il y est certes convié par son honnêteté, mais aucun sacerdoce professionnel ne l’y oblige.
De plus, l’information transmise par un homme politique est sans doute toujours plus ou au moins marquée par ses convictions. Ainsi, le journaliste a toujours pour vocation de purifier ces tweets d’éléments politiciens, pour n’en retirer que ce qui en fait véritablement une information.
Twitter n’est pas un concurrent mais un nouvel allié
Il faut sans doute plutôt se réjouir en ce que Twitter permet une transmission de l’information à la vitesse inégalée. Ainsi pour le journalisme moderne c’est là un nouvel allié dans la recherche de l’information, mais assurément pas une concurrence. Heureusement, la plupart le savent déjà ![]()
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N’importe quoi ce billet :-/
Je lis régulièrement ce blog et c’est bien la première fois que je tombe sur un billet aussi hors sujet !
En tant qu’auteur de cet article, je serai ravi de répondre à votre commentaire mais il faudrait expliciter plus longuement ce qui vous a déplu dans cet article.
Je ne vois pas ce qu’il y a de hors-sujet avec ce billet qui traite du statut de Twitter, de ses rapports avec le journalisme et de son usage en général.
Je vous remercie néanmoins d’avoir pris le temps de commenter mon billet
Aurélien-Alexandre,
Oui, cette nuit, je l’ai fait un peu rapide
Le billet (en fait le 1er et 2ème paragraphe !) est hors-sujet pour plusieurs raisons :
1. Le postulat de départ est faux : “Réconcilier les journalistes avec Twitter”
Il n’y a pas besoin de réconcilier les journalistes avec twitter car ils se sont complètement appropriés l’outil… Ils sont très nombreux à utiliser le service et se servent énormément des tweets des journalistes ou non comme base de travail ou comme sourcing.
2. Pour le livetweet du huit-clos à l’assemblée ou des réunions UMP, ce sont des députés UMP qui se mettent en porte à faux avec les usages et les journalistes sont au contraire bien heureux d’avoir ces sources d’information !
Mais par contre je suis d’accord sur les 2 derniers paragraphes, et je pense que les journalistes qui utilisent twitter au quotidien également
PS. J’aurai bien demandé leurs avis à des journalistes mais avec la démission de Joyandet et Blanc, ça risque d’être difficile ^^
Euh, comment dire…
Tout d’abord, merci pour cette explicitation.
En fait que mon postulat soit faux, c’est possible, après tout ce n’est que l’expression de mon ressenti face aux discours que tiennent parfois les médias à propos des réseaux sociaux et de Twitter en particulier. Néanmoins, il faut se garder de le remplacer par le postulat inverse.
En ce qui concerne cette affaire en particulier, je faisais implicitement référence à certaines réactions de journalistes comme J.-M. Apathie, dont j’apprécie le travail par ailleurs. Sans parler de technophobie, il m’avait semblé déceler dans certaines réactions une certaine condescendance vis-à-vis de Twitter. Voilà tout. Quoiqu’il en soit, en parler ne me semble pas “hors sujet”.
Au plaisir d’un prochaine discussion